Capsule ornitho 1: Comment indiquer la localisation d’un oiseau à un autre observateur? Introduction

Par Pierre André, guide et membre de la SBM.
Pas facile d’indiquer la localisation d’un oiseau à un autre observateur. Il existe pourtant des trucs qui facilitent le travail. La série de capsules que je vous propose, dont cette première est une introduction au sujet, a pour but de vous en donner quelques-uns. En espérant que vous parviendrez à maîtriser rapidement l’art de la localisation.

Si plusieurs personnes ont une aisance à détecter les mouvements et discriminer les couleurs, d’autres ont de la difficulté à les percevoir. Il peut s’agir de personnes daltoniennes (le cas d’environ un homme sur 12) ou ayant des problèmes visuels, ou encore d’ornithologues débutants ou d’enfants. Ne dit-on pas que l’on ne voit que les choses que l’on connaît?

De plus, certaines personnes ne discernent pas la gauche de la droite, un problème de latéralité que l’on retrouve chez un peu moins d’une personne sur 10. Les experts aussi doivent développer cet art lorsqu’ils sont en groupe, question de ne pas manquer la chance d’observer et de confirmer la présence d’une espèce rare, par exemple.

Il n’y a pas que l’observateur en cause. L’oiseau possède aussi des caractéristiques qui jouent sur la facilité à le repérer. Il peut s’agir de sa couleur, de sa taille et de sa mobilité. Pensez à un engoulevent qui ressemble à si méprendre à la branche sur laquelle il se repose. Ou encore à un Épervier brun qui traverse plein gaz un boisé d’épinettes. N’est-il pas généralement plus facile d’indiquer la position d’une Grande aigrette dans un marais que celle d’une Marouette de Caroline? Dans un groupe d’oiseaux, une forte densité distrait l’observateur inexpérimenté, ce qui demande de localiser précisément la cible. Enfin, la distance d’observation vient compliquer les choses.

Ainsi, un bon coéquipier, comme un bon guide, saura rapidement et clairement indiquer où est l’oiseau qu’il observe.

Pour terminer cette capsule introductive, voici de premières règles faciles à retenir pour faciliter le repérage en bonne compagnie.

Règle 1. Orientez l’observateur dans la bonne direction.

Pour bien orienter une personne vers l’oiseau à observer, invitez-la à se mettre devant vous. Côte-à-côte, il est possible que sa vue vers la cible soit obstruée par un objet. Derrière, il vous est impossible de vous assurer que la personne regarde dans la bonne direction.

Règle 2. Apprenez à connaître les limites des gens avec qui vous observez.

Informez-vous des limites de vos partenaires et sachez vous y adapter. En cas de daltonisme, évitez d’utiliser les couleurs comme repère. En cas de problème de latéralité, ne faites pas de référence à la gauche ou la droite. Orientez-vous par rapport au soleil ou à un objet éloigné.

Règle 3. Allez directement au but.

Évitez les phrases complètes et les longues descriptions. Certains oiseaux ne restent sur place que quelques secondes. Ceci est d’autant plus important pour les oiseaux qui bougent beaucoup ou sont observés en déplacement.

Tout est question de pratique. Exercez-vous à décrire les emplacements d’objets, à trouver des repères visuels évidents, à devenir un coéquipier efficace.

À venir…

Capsule ornitho 2: Indiquer l’emplacement d’un oiseau dans un arbre isolé.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s